Rassemblons nos colères et Bloquons tout par la grève et les manifestations !

Depuis le 17 novembre, le mouvement des gilets jaunes mobilise des centaines de milliers, peut-être des millions de citoyen.nes.

D'une revendication contre la hausse des carburants le mouvement évolue vers le rejet de la vie chère et exprime clairement la volonté de dégager Macron et son monde. D’autres secteurs se mobilisent et des luttes prennent de l’ampleur : lycéen.nes, raffineries, ambulancier.es, personnels de santé, collectifs anti-racisme, étudiant.es, féministes, climat, précaires…

Ces mouvements sont l'expression de la colère légitime d'une population, qui a de plus en plus de difficultés à boucler ses fins de mois, contre la politique injuste menée par Macron, le président des riches.

La révolution française a débuté sur un rejet de nouveaux impôts jugés illégitimes, c'est aussi le cas aujourd'hui. Un des premiers actes de Macron a été de supprimer l’impôt sur les grandes Fortunes. Dans le même temps, il augmentait la CSG pour nos ancien.nes et baissait les APL. Avec notre argent, Macron gave ses ami.es des multinationales (40 milliards de CICE), de la haute fonction publique…

Depuis plus de 30 ans, l’État a une gestion policière des problèmes sociaux engendrés par les politiques antisociales des gouvernements successifs. Les gilets jaunes, c'est à dire des femmes, des enfants, des ancien.nes, subissent depuis des semaines la répression policière alors que leurs immense majorité est pacifique, mais animée d’une juste colère. Il faut une réponse politique pas policière !!!

Pour Solidaires Isère, il est temps que le mouvement ouvrier sur ses revendications amplifie la mobilisation. C'est d'autant plus urgent que l’extrême droite est à l’affût pour dévoyer et diviser le mouvement. C'est l'ensemble du monde du travail, et des classes populaires qui sont touchés par la politique macronienne, c’est tou.tes ensemble qu’il faut lutter !!!

Solidaires Isère soutient ce mouvement populaire. Il faut construire dans ce pays un mouvement de grève générale contre la vie chère. En 1936, en 1968, en 1995, les blocages généralisés de l'économie ont permis au mouvement social de gagner. En 1968, ils ont même permis que l’intégralité des jours de grèves soit payée aux salarié.es !!!

Exigeons :

  • Gel de l’augmentation des prix des carburants
  • Augmentation du SMIC à 1700€
  • Indexation des salaires et des pensions de retraites sur l'évolution du coût de la vie
  • Augmentation de 400€ tout de suite pour tous les
  • bas revenus et les petites retraites
  • Retour à l’âge de la retraite à 60 ans et 37annuitées
  • De l’argent pour des services publics de proximité et de qualité

 A l'extérieur comme à l'intérieur des entreprises, c'est le moment d'y aller pour faire entendre notre colère et cesser de subir le mépris de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient président, premier ministre, PDG ou managers. Mettons-nous en grève et rejoignons les actions des gilets jaunes et autres mobilisations !

 Comme en 36 et 68, le gouvernement pliera rapidement face à un mouvement de grève générale. C’est ainsi que nous pourrons gagner et inverser le rapport de force sur nos lieux de travail comme dans la société.

  • Samedi 8 décembre des actions « Gilets jaunes » auront lieu sur tout le département
  • Samedi 8 décembre à 15h : Marche pour le climat, RDV Place de Verdun à Grenoble
  • Toutes les dates à venir sur notre site : www.solidaires-isere.fr ou le fb : solidaires.isere

 Nous appelons tous les travailleurs et travailleuses à rejoindre et relayer les actions des gilets jaunes sur l'Isère, armé.es de revendications sociales et de modes d’organisations démocratiques, à développer des mouvements de grève partout où c’est possible. L’Union syndicale Solidaires a déposé un préavis de grève illimitée à partir du 10 décembre 2018.

Comment faire grève ?

 Tou.tes les salarié.es, syndiqué.es ou non, peuvent se mettre en grève, en justifiant de ce préavis, à partir du 10 décembre :

  •  Le droit de grève est une liberté individuelle garantie par la loi.
  •  Même seul.e dans son entreprise, on peut s’associer à une grève nationale (Voir Cassation sociale 29 mai 1979) et donc arrêter le travail, en justifiant de cet appel dans nos boîtes (ou ceux des syndicats de votre secteur).
  •  Dans le secteur privé, en général, il n’y a pas d’obligation particulière de prévenir l’employeur, sauf des secteurs particuliers (les transports de voyageurs, les collectes de déchets, les délégations de service public et les services publics).
  •  La solidarité est nécessaire pour les contrats les plus précaires (services civiques, CDD, intérim,…) qui risquent de se voir menacé.e.s de ne pas être reconduits (même si ces menaces sont totalement illégales).
  •  Aucune sanction ne peut être appliquée pour un droit de grève. Si l’employeur tente de le faire, contactez-nous (04 76 22 00 15) afin de faire respecter les droits.

 

POUR PLUS D’INFORMATIONS OU EN CAS DE PROBLEME, APPELEZ-NOUS : 04 76 22 00 15.

Une répression policière s’acharne sur le mouvement lycéen afin de distiller la peur.
Dans l’académie de Grenoble, nous découvrons avec consternation les scènes de violences répressives sur élèves et parents d’élèves filmées devant les établissements.
Une lycéenne de 16 ans est hospitalisée dans un état grave pour un tir de flash Ball en plein visage.
En tant que professionnels de l’éducation, nous ne pouvons fermer les yeux devant de telles pratiques policières sur nos élèves ! Nous rappelons aux collègues confrontés à ces violences que le droit de retrait et la grève sont des outils pour s’opposer aux violences policières.
Face à l’intimidation et la répression, solidarité avec les lycéen-nes !
– Sud éducation Grenoble

 Préavis Solidaires 5 Décembre 2018

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 Communiqué de presse devant les annonces gouvernementales

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 Télécharger le tract Solidaires Isère