Le canard irrité, journal des postiers isère et savoieLe journal humeuristique des postier-e-s de l’Isère et de la Savoie, le canard irrité spécial Covid de l'été 2020 vient de paraître en deux versions, une pour la banque postale l'autre pour la distribution : Paroles de postières, Interview de collègues du réseau et de la distribution, La minute de Maître V, Les brèves d'Oscar.

Edito : Covid 19, la fin d’un monde

Cette épidémie a mis à jour  l’état catastrophique du système de santé, des services public. Il est clair aujourd’hui que les travailleurs (qui sont souvent des travailleuses) les plus utiles, ceux envoyés en première ligne sont pour la plupart  les plus mal payés, les plus mal considérés. Ceux d’en haut ont fait une nouvelle fois la preuve de leur incompétence et de leurs inutilités. Les dirigeants de La Poste, de l’Etat, du grand patronat ont enchainé les messages contradictoires et les mensonges. Les patrons de la grande distribution, ou de La Poste  envoyaient au feu des travailleurs sans protection alors que la population était appelée à se confiner… Cette crise du Covid 19 est révélatrice de la faillite du système capitaliste.

Aujourd’hui, ceux qui nous gouvernent, chefs d’Etat ou patrons n’ont qu’un objectif revenir au monde d’avant, celui fait par et pour les plus riches.  Pour nous, il n’y aura pas de retour à la normale possible : soit ils reprennent la main et le monde d’après sera pire que celui d’avant, soit nous, les classes populaires, ceux qui ont fait tourner la société pendant la crise du COVID imposons par nos luttes, une rupture sociale, démocratique et écologique.

 Sud, contrairement à d’autres syndicats, a été durant toute cette crise à vos cotés. Nous avons assuré les permanences, mis en place un numéro de portable d’urgence, écrit des tracts et communiqué à la presse. Nos militant.e.s, nos RP CHSCT se sont battu.e.s pour que La Poste prenne la mesure de La crise et ils ont soutenu tous les droits de retrait. Ce numéro est essentiellement consacré à recueillir la parole de ceux et celles qui ont été en première ligne !

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Paroles de postières

CIété2020 2postiere df994A la Poste, pendant cette crise sanitaire du Covid-19, ce sont les femmes, qui, le plus souvent se sont arrêtées de travailler pour assumer la garde des enfants. Elles sont tout à la fois : femme, chef de famille, font du télétravail, assurent les devoirs des enfants, font les courses et les diverses tâches ménagère. Cette réorganisation de l’emploi du temps des foyers s’est fait le plus souvent au détriment des femmes, la pandémie a renforcé les inégalités entre les sexes. Selon l’enquête COCONEL (du 30/04 au 04/05/2020) par l’INED (Institut National d’Etudes Démographique) « la pandémie et la crise économique qu’elle a engendrée accentuent les écarts entre les hommes et les femmes, après un demi-siècle de réduction des inégalités entre les sexes »…….


Interview d’un Responsable d’Equipe

- Comment as-tu vécu la période du Covid-19 ?

Difficile car au début nous étions très peu nombreux et on nous a laissés bien seuls sans info vraiment. Et lorsque les agents ont commencé à revenir on nous a imposés des règles strictes alors que jusque-là, la question ne s’était même pas posée.

 

- Que penses-tu de la réaction de La Poste face à la crise du ‌Covid-19 ?

Les infos fusaient de toute part avec des contre-ordres toutes les 2 mn si je puis dire donc là aussi difficile de s’y retrouver. La reconnaissance n’a pas été à la hauteur de l’investissement des agents durant toute cette période et plus précisément du 16 mars à fin avril.

 

 - La crise du Covid-19 nous a obligé à changer notre manière de travailler, est-ce-que cela a été difficile pour toi de t'y adapter ?

Le seul petit point positif pour les agents a été d’avoir leur week-end. Sinon un trafic toujours en hausse et toujours aussi peu de moyens

 

 - As-tu eu peur de mettre en danger ta famille et tes usagers ?
Oui lorsque la majorité du personnel est revenu, nous avons eu peu d’info sur le suivi médical des agents écartés même si il fallait garder le secret médical bien sûr.

 

- Est-ce que la gestion du Covid-19 par La Poste a renforcé ta confiance que tu avais dans ton employeur ?

Question difficile car je suis plus que démoralisée et démotivée. JOKER !!CIété2020 3interviewRE 2fc76

 

 

Interview d’une Cobas ( conseillère financière)

- Comment as-tu vécu la période du Covid-19 ?

Relativement bien car on a eu un réel soutien en local. Par contre, les consignes de la direction qui ont changé régulièrement d’une heure à l’autre voire contradictoires ont été compliquées à comprendre autant pour nous que pour nos clients.

- Que penses-tu de la réaction de la Poste face à la crise du ‌Covid-19 ?

Désordonnée, la direction donne le pouvoir de décision au local mais on se rend compte qu’au final si la décision ne plait pas, elle fait pression. La communication a été désastreuse. Tout le long de la crise on a eu la pression notamment sur le taux de décroché. Le DT a dû prendre sur lui pour aller chercher des masques et pour l’anecdote, on a même dû en donner aux facteurs qui en étaient dépourvus.

- La crise du Covid-19 nous a obligé à changer notre manière de travailler, est-ce-que cela a été difficile pour toi de t'y adapter ?

Oui, on me demande de travailler à distance ce qui est compliqué pour moi. Le problème ce sont les décisions du jour pour le lendemain. On voit aussi que certaines décisions pourraient être pérennes comme la signature électronique même si c’est très compliqué à mettre en place pour une partie de la population, les anciens par exemple.

- As-tu eu peur de mettre en danger ta famille et tes usagers ?

Etant confinée seule peu de risque, mais clairement je ne suis pas allée voir mes parents

- Est-ce que la gestion du Covid-19 par La Poste a renforcé ta confiance que tu avais dans ton employeur ?

Clairement non ! Ca a été ridicule. L’exemple des visières est remarquable : elles ont couté une fortune et elles sont immettables. Si on nous avait donnés le budget en local, on aurait mieux géré.

 

 

Interview d’un facteur

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- Comment as-tu vécu la période du Covid-19 ?

D'un point de vue personnel, assez mal, puisque je me suis senti concerné très tôt et que j'ai finalement eu un décès d'une personne centrale dans ma vie de famille à la fin de la période. Au niveau professionnel, une succession de sentiments qui sont allés de l'incrédulité à la colère par rapport à l'amateurisme de la direction, pour ensuite être fier de ce que la CGT et vous avez obtenu, pour enfin être fataliste et écœuré par rapport à l'attitude générale de La Poste.

 

- Que penses-tu de la réaction de La Poste face à la crise du ‌Covid-19 ?

 La réaction de La Poste a été minable face à cette crise, inversement proportionnelle à celle du gouvernement qui je trouve a été pour une fois à la hauteur. Ils ont commencé par nier toute dangerosité de travailler dans le contexte du moment. Puis, ont refusé de communiquer tant envers nous qu'envers vous sur les mesures qu'ils comptaient prendre pour protéger les employé.e.s, avant de menacer celles et ceux qui seraient tentés par l'option du droit de retrait, pour finalement envoyer les plus précaires, les CDD et les intérimaires, en première ligne. Ensuite, lorsque nous sommes revenus au travail, nous n'avons eu aucune communication sur ce qui avait été fait pendant la quatorzaine, et que la moitié de l'équipe de direction avait subitement disparu pendant tout le reste du confinement, alors qu'on faisait la chasse dans le même temps à tout facteur réfractaire. Ils organisaient leurs réunions en visioconférence pour limiter les risques tout en disant à leurs facteurs que ces mêmes risques étaient inexistants. Enfin, depuis le déconfinement, ils sont devenus soudainement des experts virologues et nous donnent de grandes leçons sur les gestes barrières et l'utilisation des matériels, à grands coups de briefings et d'affiches. Ce serait ridiculement comique si cela ne concernait pas notre santé. La Poste les a récompensés d'avoir mis leurs agents en danger en augmentant leur prime, celle-là même dont elle refuse d'entendre parler pour les agents de terrain.

 

- La crise du Covid-19 nous a obligé à changer notre manière de travailler, est-ce que cela a été difficile pour toi de t'y adapter ?

Sur ce point, clairement non. Les aménagements de travail opérés par La Poste une fois au pied du mur ont été bien pensés. Le travail restait fondamentalement le même, et grâce à un encadrant aussi intelligent que ses supérieurs sont incompétents, nous avons eu le temps de nous y adapter sans pression, et les clients ont bien compris nos explications. Evidemment, les quelques clients qui confondent les facteurs avec des majordomes à leur service ont protesté, mais ils ne sont heureusement qu'une minorité.

 

- As-tu eu peur de mettre en danger ta famille et tes usagers ?

Concernant mes usagers, je ne dirais pas que j'ai eu peur, mais cela fait partie pour moi de la qualité de service que de ne pas exposer un client à une contamination par un virus. C'était donc important, et j'ai été bien aidé par l'écoute et la compréhension des gens.

Pour ma famille, là oui j'ai eu peur. Je ne les ai quasiment pas vus pendant le confinement. De manière générale, je croisais beaucoup plus de monde et dans des conditions de proximité plus dangereuses en allant faire mes courses.

 

- Est-ce que la gestion du Covid-19 par La Poste a renforcé ta confiance que tu avais dans ton employeur ?

La seule chose que la gestion de la crise par La Poste a renforcé, c'est mon envie de partir d'ici. Nous savions que nous étions des riens du tout, il n'y a qu'à voir comme lorsqu’une instruction vient d'en haut nous devons l'appliquer le jour même ; alors que lorsque nous faisons une réunion pour suggérer des pistes d'amélioration du travail, nous n'avons aucune réponse six mois plus tard. Mais nous avons découvert, en plus, que notre santé, nos questions et nos peurs liées à nos particularités personnelles et familiales n'avaient aucun intérêt pour nos chefs, et qu'avoir peur de finir à l'hôpital ou envoyer quelqu'un à l'hôpital en le contaminant n'était pas un motif valable pour refuser de venir au travail. Ce qui me désole le plus, ce n'est pas que notre direction a été complètement nulle au point d'avoir une attitude clairement insécurisante pour les agents, mais c'est que cela correspond à une tendance générale dans les entreprises qui ont préféré s'opposer à la parole du gouvernement et de son conseil scientifique pour engranger des bénéfices coûte que coûte. Et encore une fois, pour remercier les managers et les directeurs d'avoir mis leurs employés en danger et de leur avoir fait du chantage, leurs primes ont été augmentées.

C'est véritablement cela qui me donne la rage. Et pour une fois, ce n'est pas tourné contre La Poste.

 

 

Interview d’un Membre CODIR

Comment as-tu vécu la période du Covid-19 ?

Pas très bien vécu car j'ai eu le sentiment que mon équipe (et les autres en général) et moi-même avons beaucoup fait pour nos clients et n'avons eu aucune reconnaissance du public ou des médias contrairement aux caissières, éboueurs...Comme si les postiers étaient des sous citoyens n'ayant pas le droit d'être malades ou de garder leurs gosses comme tout le monde !
J'ai bloqué les réseaux pour ne plus subir cet acharnement anti postiers.

Que penses-tu de la réaction de La Poste face à la crise du ‌Covid-19 ?

Pédalage dans la semoule au démarrage avec des instructions évoluant d'heure en heure et des instructions parfois contraire !
Pas compris pourquoi à certains moments on ne pouvait pas faire certaines opérations simples ????
Pas trop apprécié d'attendre 3 semaines les premiers équipements de sécurité.....
Après je valide la décision des brigades étanches qui ont permis d'être un peu moins sollicité et un peu moins exposé.

La crise du Covid-19 nous a obligé à changer notre manière de travailler, est-ce que cela a été difficile pour toi de t'y adapter ?

 Non à la Poste on s'adapte en permanence !!!!
Bien vécu les brigades étanches.

As-tu eu peur de mettre en danger ta famille et tes usagers ?

 Oui bien sûr des craintes pour la famille surtout que j'ai dû faire appel à ma belle-mère pour garder ma fille et qu'elle est à risque et j'ai bien conscience que personne ne me donnera une médaille pour ça.
Pour les usagers moins de sympathie car la plupart n'avaient rien d'urgent à faire dans les bureaux !!!!!

Est-ce que la gestion du Covid-19 par La Poste a renforcé ta confiance que tu avais dans ton employeur ?

Non pas vraiment car nos responsables de proximité n'ont pas étaient présents, aucun mot de soutien en direction des charclis c'est lamentable!

 

Interview d’une guichetière

CIété2020 7jardinage 3910e1-Comment as-tu vécu la période du Covid-19 ?

Ça a été une période très difficile nerveusement. La période a été très longue et avec une tension permanente. Je suis la seule personne de mon secteur à avoir été présente sur l'intégralité de la période du 16 mars au 31 mai. Pas de vacances, pas d'arrêt maladie, pas de suspicion de contamination. Je n’ai pas de fierté, j'ai juste fait mon job comme j'ai pu. Quelque part, c'était peut-être aussi une façon de garder un semblant de vie normale.

J'ai tenu bon (à peu près...) mais psychologiquement c'était épuisant. C'était comme courir non-stop en apnée. J'étais en mode robot.... Sans plaisir mais toujours à me dire "merde, je me suis grattée l'œil ! non c'est bon j'ai pris du gel y a 2 mn et j'ai rien touché après !". Ça rend limite parano !!! Pas oser tousser de peur que ça soit mal interprété, prendre de grandes respirations pour voir si les poumons semblent fonctionner normalement ou renifler n'importe quoi pour voir qu'on n'a pas perdu l'odorat...

 

2- Que penses-tu de la réaction de La Poste face à la crise du ‌Covid-19 ?

Je pense que si on reproche depuis le début comme aujourd'hui, à juste titre à mon goût, au gouvernement d'avoir agi trop tard, mal, ou d'avoir menti sur certains points, on devrait aussi demander des comptes à La Poste pour sa gestion encore plus tardive, mauvaise et plus légère que nulle part ailleurs...

En local, on a, dans tous les secteurs je crois, du moins la plupart, été très en avance sur les directives officielles qui descendaient du siège. Mon sentiment est qu'on a été seul et dans le flou total sur une très (trop) longue période et qu'au final si on n'avait pas pris nous-mêmes des initiatives localement (achats de masques, gants, gel par ma RE et ma DS en pharmacie dès le premier jour du confinement !) on n'aurait pas été capable de gérer aussi bien qu'on l'a fait. Après, on ne sait peut-être pas tout ce qui a été fait "pour nous" depuis le siège mais pour moi La Poste a été la grande absente.

Surfer sur la vague des sur commandes de colis par les clients et se réjouir d'engranger de l'argent pendant que le petit personnel en bavait comme jamais, ça reste aussi en travers de la gorge...

Sans parler de la réputation déjà mauvaise qu'on a aux yeux de la population qui s'est accentuée, et de l'abandon aussi ressenti pour nous défendre face aux critiques, La Poste encore absente pour le petit personnel.

 

3- La crise du Covid-19 nous a obligé à changer notre manière de travailler, est-ce que cela a été difficile pour toi de t'y adapter ?

Perso, j’ai vécu tout ça comme dans une bulle, une parenthèse de vie où finalement il fallait se faire individuellement à l'idée que rien ne serait normal pendant un bon moment. C'est quelque chose qui pouvait s'entendre au pic de la période vu le manque de personnel. Aujourd'hui, j'avoue ne pas comprendre pourquoi on ne reprend pas les horaires habituels.

Sur mon secteur, on ne travaillait que par demi-journées tous les jours. Perso quasiment que les matins. Effectivement, on ne faisait pas 35 h sur le terrain mais vu les circonstances, je n'ai jamais eu le sentiment de ne pas mériter l'intégralité de mon salaire ou de voler mon employeur. J'ai passé la totalité de mes après-midis à dormir pour récupérer des quelques heures du matin pendant toute la période....

Maintenant, je voudrais retrouver mes horaires habituels parce qu'on ne peut rien faire, rien prévoir, rien anticiper parce que plus de temps libre en semaine vu qu'on travaille tous les jours matin et après-midi. Ca repose pas trop ça non plus... Et là le sentiment c'est que La Poste essaie de rattraper ce qu'elle a perdu en nous arnaquant et en nous chargeant, comme si c'était à nous de payer la crise.

 

4- As-tu eu peur de mettre en danger ta famille et tes usagers ?

Mon homme a été en chômage partiel et en confinement strict du 16 mars au 15 mai.

Il ne sortait que pour faire les courses une fois par semaine, avec son masque et en gardant bien ses distances avec tous ceux qu'il croisait. Il est clair que s'il avait été contaminé, ça serait venu de moi. Effectivement, cela a été une angoisse de tous les jours.

Au boulot, l'angoisse n'était pas de contaminer un client mais qu'un client me contamine et que du coup je contamine sans le savoir mes collègues et que je ramène cette saleté chez moi.

 

5- Est-ce que la gestion du Covid-19 par La Poste a renforcé ta confiance que tu avais dans ton employeur ?

Ça revient à la question 1...

Par contre, je tire mon chapeau à mon CODIR qui a été plus que présent, qui a tout anticipé plusieurs jours avant beaucoup d'autres bureaux, avant le gouvernement, avant La Poste. Tout a été fait pour nous protéger et mis à part le fait que cette saleté est très contagieuse et qu'on ne peut jamais vraiment savoir si on est atteint ou non. Quelque part, je ne me suis pas sentie en réel danger au bureau vu toutes les précautions prises sur le secteur.

Donc, mon employeur en local : 20/20. Niveau national : 0 pointé ! Vraiment eu l'impression d'être de la chair à canon...


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Les brèves d'Oscar

L’Uberisation à la sauce postale

Usant du prétexte de crise sanitaire elle ne renouvellera pas ses CDD refusant de signer un contrat GEL, laissera dans la nature ses contrats pros exploités pendant l’année avec un diplôme ne leur servant à rien. Merci, au revoir, mais il faut nous comprendre, si on vous garde jusqu’en Août, il faudra vous payer la prime COVID !!!

 

 


CIété2020 5Foule 84dc0Un peu d’Histoire Postale

Les toutes premières boites aux lettres sont en bois. A partir de 1899, elles sont réalisées en fonte en forme de borne ou montée sur une colonne à l’initiative du sous-secrétaire d’Etat aux P.T.T, Léon Mougeot dont certaines prendront le nom « la mougeotte ».

 

Le jaune fait son apparition en 1962 et devient la couleur officielle du parc. Les boites s’adaptent peu à peu à de plus grands format de lettres.


Au cours des années 2000, La Poste juge que les boites aux lettres ne sont pas rentables. La BAL est désormais installée de travers avec une serrure premier prix puis dénuée d’entretien. Une fois cassée, un scotch entoure toutes les ouvertures pour éviter que les gens postent des lettres. Très pratique en pleine crise COVID, les usagers doivent faire la file au bureau de poste pour poster leurs lettres.

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1 - Boîte aux lettres Delachanal dite « Mougeotte » en fonte, 1900.

2 - Boite aux lettres Dejoie à indicateur mobile en fonte d’aluminium, 1959

3 - Boite aux lettres Epave gisant rue Alsace Lorraine. Ferraille, 2020.


Merci La Poste 1

Vu à la PPDCMF de Moirans : la prime Covid-19 pour remerciement d’être allé.e.s au front pendant la crise sanitaire, les factrices et facteurs ont été gratifié.e.s d’un mars, un pitch et une brique de jus d’orange ! On dit merci qui ???????


Merci La Poste 2

Sur l’établissement de Grand Grenoble certain.e.s facteurs·trices tiré.e.s au sort ont pu avoir une tablette de chocolat pour les récompenser de leur travail pendant la crise du COVID 19. Alors on dit merci qui ?….


La minute juridique de Maître VCIMaitreV 23627

Le droit de retrait a été créé par la loi du 23 décembre 1982. L’article L.4131.1 du Code du travail pose comme seule condition, que le salarié ait « un motif raisonnable » de penser qu’il se trouve exposé à une situation de danger. Il faut alerter l’employeur ou son représentant par tout moyen, de préférence par écrit. Inscrire sur le registre du CHSCT la situation de danger ainsi que les noms des agents concernés par le droit de retrait. A Sud nous conseillons aussi d’avertir au plus vite les représentants du personnel au CHSCT.

Il faut rappeler enfin, qu’en cas de contentieux du bien-fondé ou non de l’exercice du droit de retrait relève de l’appréciation souveraine des juges du fond, en premier lieu, des conseils de Prud’hommes ou Tribunal administratif. 

Dans certains départements La Poste en toute illégalité s’est permise de ne pas payer certains jours en droit de retrait. Si vous êtes dans ce cas contactez nous, nous nous ferons un plaisir de faire banquer La Poste.

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